La seconde salle de conférence est pleine. Tout droit venu du Québec, Philippe Gamache accompagne de grands gestes son exposé des vulnérabilités incontournables de PHP, le langage permettant aux sites web de personnaliser l’affichage du contenu et créer des pages dynamiques. Les attaques exploitant les faiblesses de PHP sont monnaie courante, le web regorge de cibles potentielles. Dans la mythologie cybernétique, les virus, les vers, évoquent un réseau semblable à un milieu cellulaire, peuplé d’agents pathogènes plus ou moins toxiques capables de contaminer leur environnement. Une injection SQL, par exemple, permet de prendre le contrôle d’une base de données. Cette analogie simple avec la biologie contribue sans doute au succès des récits hacker et à l’impression forte que ces personnages laissent au grand public. Pendant que le mouvement hacker, importé des Etats-Unis, produisait ses premiers effets en France, il marquait le Canada avec autant de force. L’histoire de la scène canadienne pourrait peut-être éclairer celle de la française. Philippe accepte volontiers l’interview :

  • L’analogie entre un serveur et une cellule. Virus, injection… en quoi la biologie peut-elle éclairer le hacking ?

  • Une histoire de la scène canadienne.

Réponses :