Jérôme Athias préparait la conférence FrHack. A la suite d’un long coup de fil, il m’a proposé de venir filmer son événement. Au passage : un grand merci ! Deux jours de conférences à Besançon, des intervenants du monde entier, une plongée dans l’actualité des techniques de hacking et de sécurité informatique.

A l’issue de ces deux journées, nous avons trouvé le temps pour une interview. Fatigue, bière, clopes, sans le savoir Jérôme est dans un état second, pas loin de la transe, le sujet lui tient à coeur. Dans cette interview s’immisce quelque chose d’inattendu : une émotion. Les mots sonnent juste, le ton est péremptoire, il frôle l’ésotérisme. Parmi les sujets abordés : la solitude, l’esprit hacker, l’argent. Un besoin de parler de ces choses-là.

Au final, cette interview a déclenché de vives réactions chez ceux qui l’ont vue. « Etonnant ». « Vraiment bien ». Mais aussi : « Très agressif ». « Limite flippant ». En filigrane, on y sent comme ce choix de vie singularise et distingue (exclut ?) ceux qui le font. Il s’agit de quitter ce monde pour un autre, laisser derrière soi quelque chose de connu, sans savoir non plus, mis à part quelques histoires racontées ici et là, de quoi est faite la destination. Ce n’est pas un lieu, pas un espace, c’est un prolongement du monde physique, où les codes et les lois du monde physique sont inefficaces. C’est partout et nulle part, ce territoire hacker, cela inclut une partie des réseaux par la force des choses, en quelque sorte c’est une utopie.