Rencontré la veille de la conférence, à l’apéro, Bruno Kerouanton m’a présenté son dernier tour de force : une copie de l’intégralité de Wikipedia sur son propre PDA, réalisée par ses soins. Impressionnant. Bavard, hyperactif, sympathique, Bruno a échangé avec moi sur un tas de sujets, la scène française et ce qu’elle est devenue, le cyberespace, les outils de sécurité. Il a fini par me donner son accord pour une interview.

Le lendemain, Bruno présente « Hacking the brain », une conférence sur la manipulation, couramment appelée « social engineering ». Les slides de sa présentation montrent des visages souriants accompagnés de statistiques. C’est un catalogue de tous les comportements à adopter pour obtenir quelque chose de quelqu’un. Glaçant. Et jubilatoire. Dépouiller l’individu de sa personnalité pour n’en garder que la part animale, fonctionnant par automatismes et par réflexes, attaquer l’individu par la faille de ses comportements primaires, dans le but d’obtenir des informations, c’est du hacking.

A la sortie, j’ai pu réunir quelques questions :

  • A force d’utiliser des techniques de manipulation, un hacker peut-il être pris à son propre piège et ne plus réussir à être naturel face à quelqu’un ?

  • Quelle efficacité supplémentaire l’informatique apporte-t-elle aux techniques de social engineering ?

  • La scène française, ses débuts avec N0 Way en 1994.

  • Parler de cyberespace a-t-il un sens ?

Réponses :

La rencontre avec Bruno ne s’arrête pas là. Reconnaissant du travail réalisé pour cet entretien, il m’invitera quelques mois plus tard à la soirée Tech Night organisée par ses soins, regroupant une communauté d’experts en sécurité de haut vol, me permettant ainsi de continuer ce travail. Merci !

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